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Glossaire adstrat



НазваниеGlossaire adstrat
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GLOSSAIRE

Adstrat : type de "strat", voir aussi substrat et superstrat : les interfé­rences linguistiques empruntent leur terminologie à la géologie. On parle d'adstrat lorsque deux langues coexistent de façon permanente : français et flamand en Belgique, français et anglais au Canada.


Continu : se dit d'un phonème, voyelle ou consonne, pour la pro­duction duquel il y a constriction sans fermeture complète, en un point de la bouche, si bien que l'air s'échappe continûment. Le terme synonyme de fricative est réservé aux consonnes.


Compétence passive : capacité de comprendre une langue. ^ Compé­tence active : capacité de parler une langue.


Diachronie : se dit de la linguistique historique, qui étudie les change­ments à travers le temps. S'oppose à la synchronie : linguistique qui étudie la structure d'une langue à une époque donnée (pas forcément contemporaine).


Digraphe : groupe de deux graphè­mes utilisés pour transcrire un seul phonème : ch /S/, on /o/, au /o/ ; le français a aussi des trigraphes : ain, ein eau...


Étymon : mot de la langue mère qui, par usure phonétique, a donné un mot de la langue fille. L'étymon de chanter, par exemple, est cantare.



Français nationaux : français, tels qu'ils se parlent dans les différents pays de la francophonie, par oppo­sition au français officiel de France.


Graphème : signe graphique repré­sentant un son. Exemple : le v de­vient un graphème du jour où il cesse de n'être qu'une variante du u majuscule (les latins pouvaient écrire Vrbs le mot urbs, en position majuscule) pour représenter le pho­nème /v/.


Générique : se dit, lorsqu'on parle de référence, de la désignation de n'importe quel individu à l'intérieur d'une classe : l'homme est mortel, un triangle a trois côtés.


Isoglosse : (autrefois adjectif - on parlait de zones isoglosses -, deve­nu nom féminin) frontière délimi­tant la région dans laquelle se produit un certain fait de langue.


Koïné : terme grec désignant la lan­gue supradialectale (mélange d'éo- lien et d’ionien), déjà élaborée et unifiée, dans laquelle est écrite I'Iliade ; parextension, langue com­mune à des locuteurs ayant des dia­lectes maternel différents, et formée à partir de ces dialectes. Synonyme : langue supradialectale.


^ Langue maternelle : langue utilisée dans la cellule familiale, langue dans laquelle le petit enfant ap­prend à parler.


Langue mère : langue dont l'évolu­tion adonné une ou plusieurs autres langues (dites langues filles).


^ Langue officielle : langue de l’admi­nistration. Parfois aussi langue de la transmission du savoir (ensei­gnement et livres didactiques ou de fiction), langue de la religion.


Langue majoritaire : langue ma­ternelle de la majorité des habitants d'un pays.


Langue nationale : nous définis­sons ici le concept comme langue à la fois largement majoritaire et of­ficielle. Mais certains pays, afri­cains en particulier, font usage du terme de « langue nationale à statut privilégié » pour désigner une lan­gue parfois majoritaire, parfois lar­gement représentée (un pays peut en avoir plusieurs), plus ou moins dominante, que beaucoup appren­nent, en plus de leur langue mater­nelle, en vue d'une communication avec les autres ethnies (voir à « langue véhiculaire »), mais qui n'a pas encore le statut de langue of­ficielle. C'est ce que devait être le statut du français au XIIe siècle.


Langue vernaculaire : langue ma­ternelle utilisée pour la communi­cation courante à l'intérieur d'une communauté linguistique restrein­te; elle varie souvent beaucoup d'une petite communauté (un vil­lage, une famille même) à une autre.


Langue véhiculaire : langue non officielle, mais apprise en plus de la langue maternelle par les membres d'une communauté de parlers dif­férents pour communiquer entre eux. La langue véhiculaire est gé­néralement plus facile à apprendre que la langue officielle, quand il en existe une. Certaines grandes lan­gues de communication africaines sont des langues véhiculaires ; l'es­péranto l'est aussi.


Norme : ensemble de règles fixant une langue. Grammaire normati­ve, attitude normative : instruc­tions données aux locuteurs d'une langue, s'ils veulent se conformer à un idéal de « beau langage » ; la norme à une fonction sociale, le « beau langage » étant considéré comme celui des classes dominan­tes de la société. Certains linguis­tes utilisent aussi dans ce sens le terme de « surnorme ». La norme tend au figement de la langue. Cer­taines langues sont soumises à une norme très exigeante, d'autres ad­mettent davantage la variation et l'évolution.


Phonème : concept plus abstrait que celui de son. C'est un son d'une lan­gue, quelle que soit sa réalisation individuelle, opposable à un autre son, dans un mot en tout autre point semblable. Exemple : /s/ et /z/ sont des phonèmes du français, puisque l'on peut opposer le mot rose /roz/ et le mot rosse /ros/, mais non des phonèmes du latin où on ne peut rien opposer à rosa : le latin n'a qu'un seul phonème là où le fran­çais en a deux, et les prononciations individuelles plus ou moins sono­res /s/ ou /z/ n'entraînaient aucune ambiguïté.


Occlusive : consonne dont la pro­duction se fait par une fermeture momentanée en un point de la bou­che.


Paradigme : série de formes appa­rentées. Une conjugaison forme un paradigme, une déclinaison aussi. Mais une famille de mots est aussi un paradigme, et on étend même la notion à des séries plus vastes, comme celle des adverbes en-ment. Un paradigme sémantique sera une série de mots de sens voisin (ensei­gnement, éducation, formation, instruction, par exemple).


Proto- : préfixe qui signifie primitif. On appelle proto-indo-européen la langue hypothétique, reconsti­tuée par les linguistes, qui aurait été à l'origine de toutes les langues de la famille indo-européenne. On ap­pelle aussi, depuis peu, proto-français la langue des plus anciens textes en langue vernaculaire, lan­gue qui n'est plus du latin mais qui n'est pas encore de l'ancien fran­çais. En un mot, une proto-langue, qu'elle soit reconstituée ou attestée, c'est l'ancêtre d'une langue ou d'une famille de langues.


Réfèrent : élément de la réalité, du monde extra-discursif, auquel ren­voie un terme employé dans un dis­cours. Lorsque je dis « Reportez- vous au chapitre X de ce livre », le référent de « ce livre » est l'exem­plaire très précis de L'Introduction à l'histoire de la langue française que vous avez en ce moment sous les yeux.


^ Sonore (ou voisé) : se dit d’un pho­nème, voyelle ou consonne, dans la production duquel on sollicite la vi­bration des cordes vocales.


Sourd (ou non voisé) : se dit d’un phonème, consonne uniquement, dans la production duquel il n'y a pas de vibration des cordes vocales.


Spécifique : se dit, lorsqu'on parle de référence, de la désignation d'un individu précis à l'intérieur d’une classe. Lorsque je dis « J'ai acheté un manteau » (spécifique), l’énon­cé n'est vrai que pour un seul man­teau tandis que quand je dis « Un triangle a trois côtés » (générique), la phrase est vraie pour tous les triangles.


Standardisation : suppression de la variation, élaboration, fixation, voire figement d'une langue. Cette standardisation peut aller d'un simple gommage des différences dia­lectales gênant l'intercompréhen- sion aux tentatives de figement de la langue par imposition d'une norme stricte, en général à caractère social.


Scripta : système d'écriture conven­tionnel supradialectal. Langue écrite et par extension langue qui ne nous est plus accessible que par l’écrit. Elle est toujours plus élabo­rée, plus «normée» que la langue orale dont elle tire son origine, et elle a ses contraintes propres.


Substrat : langue maternelle, domi­nante dans un pays quand une autre langue, le plus souvent la langue du colonisateur, s’y impose comme langue officielle. Les locuteurs adopteront peu à peu la langue of­ficielle mais la transformeront selon leurs habitudes linguistiques. Ex. : le latin s'impose en Gaule sur un substrat gaulois ; les créoles sont du français avec un substrat africain.


Superstrat : langue maternelle du colonisateur, qui vient influencer la langue maternelle d'un pays sans se substituer à elle. Il peut alors arriver que le colonisateur perde sa langue maternelle pour adopter, à terme, la langue officielle du pays colonisé, non sans y laisser des traces de sa langue d'origine (phénomène assez rare actuellement). Ex. : le gallo-romain évolue, dans le nord de la France, sous l’influence d’un superstrat germanique. De même, l’anglais moderne est une langue germanique avec un superstrat français.


Tiroir : forme commode employée pour désigner le paradigme d’un temps dans un mode. Exemple : le- tiroir du présent de l’indicatif, celui du présent du subjonctif, etc.




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